Cubiertas vegetales en el olivar: la decisión agronómica que regenera el suelo - pons1945.com

Les couverts végétaux dans l'oliveraie : un choix agronomique qui régénère le sol

Chaque printemps, avant la floraison des oliviers, nos rues se couvrent de végétation. Il ne s’agit pas d’herbes sauvages : c’est un couvert végétal semé à dessein, un choix agronomique que nous affinons depuis des années sur les sols calcaires des Garrigues.

Le mélange : 60 % de graminées, 40 % de légumineuses

. Dans nos plantations en haie, nous semons un mélange composé de 60 % de graminées et de 40 % de légumineuses. Chaque groupe remplit une fonction distincte et complémentaire.

Les graminées (Festuca arundinacea, , Dactylis glomerata etBromus inermis , , en proportions égales) colonisent rapidement le terrain. Leur croissance dense et leur facilité de multiplication protègent le sol dès les premiers mois de plantation, lorsque le risque d’érosion et de perte de sol est le plus élevé.

Les légumineuses (luzerne,Medicago sativa , ,et , esparcette, Onobrychis viciifolia) agissent à plus long terme. Leur système racinaire profond ancrent la terre, améliorent l'infiltration de l'eau et fixent l'azote atmosphérique, qui devient ainsi naturellement disponible pour les cultures. De plus, comme ce sont des espèces à fleurs, elles attirent la faune auxiliaire.

Trois fonctions au niveau du sol

La couverture végétale remplit trois fonctions qui se renforcent mutuellement :

  • Protection physique : elle amortit l’impact de la pluie, freine l’érosion et limite le compactage qui réduit la porosité du sol.
  • Vie microbienne : les racines et la matière organique nourrissent la biologie du sol (champignons, bactéries, microfaune), responsable de sa structure et des cycles des nutriments. Un sol biologiquement actif rend accessible un large éventail d’éléments minéraux que la plante, à elle seule, ne pourrait pas extraire.
  • Apport en matière organique : la biomasse fauchée qui est restituée au sol, associée au renouvellement constant du système racinaire, augmente la teneur en matière organique saison après saison.

Pourquoi est-ce plus important dans les sols calcaires ?

Cela revêt une importance particulière sur notre territoire. Ce sont des sols calcaires, de faible profondeur effective et exigeants par nature. Dans un tel sol, chaque gramme de matière organique et chaque amélioration de la structure ont un effet disproportionné sur la rétention d’eau et la fertilité. Cette contrainte doit être gérée ; elle ne doit pas être ignorée.

Gestion, pas d’abandon

. Maintenir une couverture végétale à haut intérêt agronomique et nécessitant peu d’entretien, ce n’est pas laisser pousser. C’est de la gestion. Nous choisissons des espèces à cycle pluriannuel ou présentant une bonne régénération spontanée pour assurer leur pérennité, et nous les gérons par des fauchages sélectifs et des moyens mécaniques, sans herbicides. Le moment choisi pour chaque fauche est déterminant : il favorise la multiplication des espèces d’intérêt par rapport à celles qui ne le sont pas, et empêche la couverture végétale de rivaliser avec l’olivier pour l’eau et les nutriments pendant les périodes critiques. C’est un système qui exige une connaissance du territoire et un apprentissage continu, et non des recettes toutes faites.

Du sol à la santé de la culture

La diversité de la couverture végétale ne s’arrête pas sous terre. Les espèces à fleurs abritent des populations d’insectes auxiliaires et de pollinisateurs qui, associés aux bordures de pierres, aux zones boisées et aux autres infrastructures écologiques de l’exploitation, constituent un réservoir de biodiversité. Plus la diversité de la vie est grande, plus il est difficile pour les ravageurs et les agents pathogènes de s’imposer. Cela nous permet, dans de nombreux cas, de réduire les interventions phytosanitaires et de préserver ce que nous appelons chez PONS « l’équilibre écologique ».

Le principe de quatrième génération

: un sol bien entretenu s'améliore d'une récolte à l'autre. Un sol appauvri, non. Nous sommes la quatrième génération à cultiver cette terre selon les normes de l'agriculture biologique, et notre principe reste le même : la rendre dans un meilleur état que celui dans lequel nous l'avons reçue. La couverture végétale est l'un des outils les plus concrets pour y parvenir, et cela se remarque là où cela compte le plus : dans la santé de la plante et dans la qualité du fruit.


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